Les effets négatifs de la transformation numérique : la pollution numérique

Le numérique représente 4% des gaz à effets de serre émis dans le monde

Les nouvelles technologies inondent nos vies quotidiennes, combien d’ordinateurs et de téléphones possédez-vous ? Attendez-vous réellement que vos appareils soient hors d’usage pour les remplacer ?

Une étude publiée en janvier 2022 par l’ADEME (l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) et l’ARCEP (régulateur des télécoms) lève le voile sur l’impact environnemental du secteur du numérique.

Ce dernier représente 4% des gaz à effets de serre émis dans le monde. Un chiffre alarmant qui ne cessera d’accroître d’ici vingt ans si nous n’agissons pas dès maintenant.

Comment expliquer un bilan si critique ?

Le rapport fait ressortir les principales sources de cette pollution :

  • La fabrication des équipements (concentre actuellement 78% de l’impact environnemental total)
  • Les usages quotidiens du numérique (représentent 21% de l’impact environnemental)
  • Le manque de gestion autour des cycles de vie des appareils numériques

Situation en France

Les deux autorités se sont plus longuement penchées sur l’impact environnemental laissé par le secteur du numérique en France. Il représente 2,5% de l’empreinte carbone totale et 20 millions de tonnes de déchets engendrées tous les ans.

Comment réduire notre impact environnemental ?

Les premiers concernés sont les fabricants de nos équipements. Les entreprises doivent absolument se lancer dans l’écoconception pour préserver ce qu’il nous reste.

Il s’agirait donc d’optimiser le cycle de vie des appareils lors de leur fabrication (augmenter leur durée d’usage et leur indice de réparabilité, par exemple)

Bien sûr, les efforts sont collectifs et à notre échelle, nous pouvons aussi contribuer à des usages plus responsables.

Le rapport de l’ADEME et de l’ARCEP démontre que les terminaux utilisateurs (télévisions, ordinateurs, tablettes, smartphones) et IoT, représentent de 64 à 92% de l’impact écologique global car un Français possède en moyenne 15 appareils connectés.

L’étude propose des pratiques à adopter pour freiner cette envolée néfaste pour la Planète.

Ainsi, il est vivement conseillé de conserver le plus longtemps possible ses appareils, d’utiliser un réseau WI-FI plutôt que la 4G, très énergivore, ou encore de supprimer les mails superflus.

Bien que le cœur du problème se situe ailleurs, ces petits gestes accumulés par tous peuvent participer à réduire considérablement les émissions de CO2.

 

Sources :

https://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/etude-numerique-environnement-ademe-arcep-volet01_janv2022.pdf

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2773685-pollution-numerique-definition-chiffres-solutions-mail-reduire/

https://www.journaldugeek.com/2022/01/21/larcep-et-lademe-devoilent-leur-rapport-sur-limpact-du-numerique-sur-lenvironnement/

https://www.istockphoto.com/fr/photo/recyclingelectronics-gm171344112-21555164

 

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